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    Bibliothèque 'Au gré de ma plume'

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    Bibliothèque >> divers >>  Ce garçon est mon portrait de jeune femme (S)

  • par Lionel
    J'ai rencontré Naom pour la première fois un mardi matin, début septembre 1998. J'arrivais de Bordeaux pour suivre des études de comptabilité dans un cours privé à Paris. Ma mère, d'origine Thaï, avait trouvé à me loger par le réseau thaïlandais chez une de ses anciennes copines de fac. Elle avait rencontré Noam peu avant mon père. Je ne l'ai jamais connu. Il avait été l'amant d'un hivers. De lui, j'ai gardé le type européen. De ma mère, j'ai gardé la petite taille, des cheveux très raides et brun, un visage en amande, lisse et glabre, les yeux noirs. Noam tenait à Paris un salon de coiffure où elle m'avait donné rendez-vous. Je sortais du métro, marchais cinq minutes mon plan à la main avant d'arriver devant la façade du salon. Il était inséré dans un vieil immeuble en pierres, tout en bois clair et en verre. De grands posters en noir et blanc de mannequins barraient les vitrines. Devant ces visages sur papier se trouvaient des étagères garnies d'accessoires de coiffure et de bijoux. Je poussais la porte.
    - Bonjour.
    - Bonjour, tu es Lionel ?
    Noam était devant un pupitre le nez dans un agenda. Elle ressemblait à ma mère. Elle devait avoir quarante ans, mais en paraissait trente comme beaucoup d'asiatiques. Elle était vêtue d'un tailleur gris anthracite. Ses cheveux étaient tenus par un chignon strict. Elle portait deux perles aux oreilles. Malgré sa beauté, elle m'impressionna par son air sévère. Dans le salon, une jeune femme coiffait la seule cliente présente. Elle me sembla avoir vingt ans. Elle était de type européen, habillé comme Noam, mais avec en plus une blouse blanche. Elle avait un carré, ses cheveux châtains et raides lui tombaient sur le visage. Deux grandes créoles ornaient ses oreilles.
    - Nathalie, je te présente Lionel. Il vient habiter chez moi cette année. Tu le verras de temps en temps ici.
    Nathalie me dit bonjour.
    - Lionel, assieds toi là. Nous en avons pour un quart d'heure. Après, nous irons poser tes affaires à l'appartement.
    Je m'asseyais sur un canapé en cuir noir. Cet environnement inhabituel et odorant m'impressionnais. Je regardais sur une table basse où je ne trouvais que des journaux féminins. Je les feuilletais. Nathalie passa son manteau à la dernière cliente qui s'en fut.
    - Lionel, viens voir par-là, me dit Noam en m'indiquant le fauteuil de coiffure.
    Je me levais et allais m'asseoir.
    - Ça fait combien de temps que tu n'es pas allé chez le coiffeur ?
    - Normalement, c'est ma mère qui me les coupe. Mais elle ne l'a pas fait depuis un an.
    Je commençais à avoir une énorme tignasse. Les mèches de mon front se terminaient sous mon nez. Mes cheveux étaient en plus naturellement épais. Je les coiffais en arrière en les tenant avec du gel.
    - Hé bien, maintenant que tu habites chez une coiffeuse, tu ne peux plus les avoirs comme ça. Je vais te faire une coupe rapidement. Nathalie, passez lui une blouse. Vous lui faîtes un shampoing.
    Cette idée me sembla bonne. Mes cheveux commençaient à sérieusement m'ennuyer et l'occasion de les voir coupés me réjouis. Je me retrouvais en cabine. Nathalie me demanda de me mettre torse nu sous une blouse blanche. J'enlevais mon tee-shirt, passais la blouse et me dirigeais vers le bac. Nathalie prit toute la masse de mes cheveux et les posa dans le bac. Elle fit couler de l'eau chaude sur ma tête.
    - Ce n'est pas trop chaud ?
    - Non, ca va très bien.
    Elle me massa deux fois le crâne en shampouinant. Puis elle me sécha légèrement les cheveux avec une serviette blanche. Elle la noua ensuite sur ma tête.
    - Par ici jeune homme, me dit Noam en me désignant un fauteuil devant une glace.
    Je m'assis. Noam enleva la serviette et commença à me faire une raie au milieu de la tête. Puis elle me fit passer quelques cheveux devant le visage. Elle les coupa à mi-hauteur de mon front.
    - Voilà, comme ça tu ne les auras pas sur les yeux. Alors comment va ta mère à Bordeaux ?
    - Bien.
    Noam me parla rapidement de sa rencontre avec ma mère dans la région parisienne. Puis, sans rien dire, elle me coupa tous les cheveux en dessous de la hauteur supérieure de ma nuque.
    - Ha, on ne bouge pas la tête ! Me dit-elle sèchement alors que j'essayais de relever la tête pour imaginer le résultat dans la glace.
    Les mèches encore humides m'arrivaient à mi-hauteur des joues pour se terminer contre ma bouche.
    - Je vais filer car il faut que je sois de retour à trois heures. Nathalie, cela ne vous dérange pas de rester un peu plus tard pour faire le brush ?
    - Non, madame.
    - Lionel, je vais te donner l'adresse de l'appartement. C'est à deux pas d'ici. Tu m'y rejoindras dès que Nathalie aura fini. Ne t'inquiète pas, Nathalie est stagiaire mais c'est déjà une vraie pro. Elle en a une demi-heure maxi.

    Noam m'indiqua le chemin à suivre pendant que Nathalie préparait une brosse, un séchoir et des pinces. Puis, elle enfila un manteau et m'abandonna dans les mains de Nathalie. Elle commença à tirer sur les cheveux en les séchant. Chaque mèche était soigneusement faites l'une après l'autre, séparées par de longues et fines pinces en métal. Les mèches retombaient sur mon visage, mes joues. Je vis la coiffure prendre un volume que je jugeais disproportionné, mais cela me sembla surtout très féminin. Le comble fut atteint quand Nathalie sécha la petite frange taillée par Noam.
    - Ça va ?
    Rouge de honte, je répondis oui. En fait, Je n'osais rien dire. Nathalie ne m'avait pas soufflé un mot pendant son travail. Elle posa le sèche-cheveux et me demanda de baisser la tête. Toute la masse de cheveux me tomba sur le visage. Elle passa un coup de brosse. Je relevais la tête. Elle continua d'ajuster la coiffure. J'avais du mal à me reconnaître dans le miroir. Mon cou était complètement dégagé, mais mes oreilles recouvertes par une épaisseur impressionnante.
    - C'est fini. Ça vous va très bien.
    Je me levais. J'allais me changer rapidement dans la cabine. Je mis mon tee-shirt et je pris mon sac.
    - À bientôt, me dit Nathalie.
    - Heu, à bientôt.
    Je sortais du salon. Je sentais le vent rabattre sur mon visage les cheveux. Cette sensation de caresse et de féminité contrariait ma virilité de jeune coq.

    Après cinq minutes de marche sur les trottoirs parisiens, je sonnais à la porte de Noam. Elle habitait au cinquième étage dans un vieil immeuble du XIXe arrondissement. Noam passa la main dans la coiffure.
    - Ha, et bien voilà. Te voilà plus présentable. Je vais te montrer ta chambre rapidement. Il ne faut pas que je traîne.
    Je déposais mes affaires sur le lit.
    - Je vais te laisser faire le tour de l'appartement. Tu prendras à manger dans le frigo. Tu as tout ce que tu veux ?
    - Oui, mais...
    - Oui, dis-moi.